Emiliano do REGO’s Weblog-Le blogue d’Emiliano do REGO

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Faire savoir la vérité et être à sa recherche tel est le but de mon blogue. Je vous invite donc à faire jaillir la vérité par chacune de vos interventions sur ce blogue que vous rendrez plus éclairant. Soyez les bienvenu(e)s.

Cameroun : comment Biya arrose Le Monde et l’Express

La visite du président Biya à Paris a occasionné des achats d’espace dans Le Monde et l’Express qui révoltent les journalistes camerounais. L’un d’entre eux explique pourquoi. En France, seule la société des journalistes de l’Express a protesté.

eos_Cameroun _ 02  (http://www.flickr.com/photos/kameni/2808832575/) - Flickr - cc -
Mardi dernier, sur le plateau de l’émission «Cartes sur table» diffusée par la chaîne Stv, les invités de Thierry Ngogang ont débattu de la dernière visite du président Paul Biya en France. Me Emmanuel Pensy, Henriette Ekwe directeur de publication de Bebela, Hervé Emmanuel Nkom du Rdpc et Kah Wala du Social democratic front ont en effet abordé la question des publicités parues dans certains journaux français avec le cas particulier de l’hebdomadaire français L’Express.
La Société des journalistes (Sdj) de l’Express n’a pas apprécié que le magazine publie, sur une demi-page, un message de la présidence de la République du Cameroun, publicité vantant le site Internet du palais de l’Unité. La Sdj a même publié un communiqué le 24 juillet dans lequel elle estimait qu’une telle réclame «qui paraît opportunément à l’occasion de la visite officielle en France [de Paul Biya] nuit à l’image de L’Express en induisant le doute sur la caution qu’apporterait le journal à un homme régulièrement dénoncé pour ses manquements démocratiques ».
Au-delà de ces considérations éditoriales qui n’ont été relevées que par les journalistes de L’Express, les autorités camerounaises ont également payé des pages de publicité dans d’autres journaux français dont le prestigieux quotidien Le Monde. On a ainsi vu une double page centrale consacrée au Cameroun dans l’édition du quotidien fondé par Hubert Beuve Méry du 24 juillet dernier.

Une pub dans Le Monde = un an d’aide à la presse au Cameroun!
Les tarifs de publicité y sont connus. Une double page ici coûte 190 000 euros soit 124 640 000 francs Cfa! De la même manière, une page en quadrichromie à l’Express est facturée 25 200 euros soit 16 531 200 francs. Un montant qui permet de se faire une idée du prix de la demi page.
La presse camerounaise, toujours en proie à de cruelles difficultés financières, salive à la vue du pactole que la presse française a empoché à la faveur de la visite du chef de l’Etat en France. Pour un peu elle trouverait une telle générosité illégitime. Il faut en effet savoir que l’aide publique à la presse privée s’élève chaque année à 150 millions de francs Cfa. Le Monde, à lui tout seul, a donc reçu 124 640 000 francs Cfa. Mieux encore, le montant total de la publicité dans un quotidien privé au Cameroun s’élève à environ 125 millions sur une période de dix mois à un an.

Vendredi 31 Juillet 2009

Ateba Biwole – Le Jour

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BOULIMIE FONCIERE DU REGIME WADE. Main basse des autorités sur Mbane.




29-07-2009
span.joshide { display:none; } ImageLa liste complète des ministres, des hommes et des sociétés qui se partagent 202 417 hectares au détriment des paysans – Des ministres, des hommes d’hommes, des sociétés ont fait main basse sur les terres de Mbane. Depuis le 19 mars des surfaces totales de terres de 202 417 hectares ont été bradées. La révélation a été faite par la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal en conférence de presse hier, mardi 28 juillet, dans un hôtel de la place.

Depuis l’Alternance du 19 mars en 2000, des surfaces totales de terres de Deux cent deux mille quatre cent dix sept (202.417,20) hectares ont été bradées dans la communauté rurale de Mbane. Ainsi, en l’espace de trois(3) années seulement de GOANA et REVA, ce furent Cent quatre vingt neuf mille cent quatre vingt dix (189.190) hectares qui ont été spoliés correspondant exactement à la surface totale de la Communauté Rurale (190.600 ha) ! C’est ce qu’a soutenu la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal en conférence de presse hier, mardi 28 juillet, sur la situation de Mbane. Mieux, si l’on en croit l’opposition, en tenant compte des 30.791 ha distribués entre 1980 et 2002, toutes les surfaces confondues attribuées s’élèvent à Deux cent trente trois mille deux cent huit (233.208,32) hectares depuis la création de la communauté rurale en 1980. « Si la logique boulimique libérale et suicidaire s’éclipse face à une réflexion lucide, on constate qu’en réalité il n’existe plus ni pâturages, ni zones d’habitations, encore moins de forêts classées dans cette Communauté Rurale. En effet, la surface de la communauté rurale de Mbane s’élève à 190.600 hectares seulement alors que 233.208 hectares de terres ont été distribués, soit quarante deux mille six cent huit (42.608,32) hectares de plus », affirme la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal. Des autorités de la République font main basse….

Pour l’opposition, le scandale foncier est d’autant plus inacceptable, qu’il implique de grandes personnalités de la République, qui manifestement, dit-elle, piétinent la loi N° 64-46 du 17 juin 1964 relative au Domaine National. Ces autorités de la République « se sont fait attribuer des milliers d’hectares, n’ont payé ni des frais de bornage, encore moins entamé une quelconque exploitation de ces terres ». Et « ayant pris les meilleures terres aux abords immédiats du Lac de Guiers, elles ont par voie de conséquence pris toutes les dispositions de pouvoir, pour confiner les paysans et éleveurs dans les zones arides du Diéri ».

Comme des vautours autour du butin

La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal donne la liste des bénéficiaires, il s’agit de :

* Dakaria Diaw, le Directeur de Cabinet du Président de la République, 1.000 hectares,
* Souleymane Ndéné Ndiaye, Premier Ministre, 50 hectares,
* Djibo Kâ, Ministre, 100 hectares,
* Papa Diop, Président Sénat, Ancien maire de Dakar, 800 hectares,
* Assane Bâ, Ministre Conseiller du Président de la République, 500 hectares, -
*Maître Madické Niang, Ministre d’Etat, Ministre de la justice, 100 hectatres, -
*Samuel Hameth Sarr, Ministre, 100 hectares,
* Oumar Sarr, Ministre d’état, 300 hectatres,
* Hamath Sall, Ministre 100 hectares,
* Thierno Lô, Ministre, 1.000 hectares,
* Cheikh Lô, Frère du Ministre Thierno Lô, 1.500 hectares,
* Bacar Dia, Ancien Ministre du Sport, 300 hectares,
* Général de division Boubacar Wane, 300 hectares,
* Général Abdoulaye Fall, 100 hectares,
* Madické Diop, Magistrat, 50 hectares,
* Ministère de l’Agriculture et de l’élevage, 1.000 hectares,
* Me Cheikh Bamba Niang, Magistrat, 210 hectares,
* Mme Rokhaya Agathe, 30.000 hectares (trente mille),
* Babacar Ndiaye « Keur Khadim », 2.150 hectares,
* Rabi Fakih, 3.000 hectatres,
* Ibrahima Ndiaye, 1.500 hectares,
* Serigne Mboup CCBM, 500 hectares,
* Oumar Guèye, fils du Président de la Chambre de Commerce de Kaolack, 6.000 hectatres,
* Al Housseynou Dème, Sous-préfet de Mbane, 40 hectares,
* l’Union des Jeunes Travailliste Libérales (UJTL), 10 hectares

A cette liste, il faut ajouter les sociétés attributaires :

* Société « Plantation verte », 20.000 hectares,
* SEDIMA S.A., 1.000 hectares,
* Société MTM, 30.000 hectares (trente mille),
* Société SENEGINDIA, 5.000 hectares,
* Sté Hispano-Sénégalaise, 1.000 hectatres,
* SEPROCA SA, 5.000 hectares,
* TOUBA INSER, 2500 ha,
* PROMODEV SA, 50.000 hectares (cinquante mille),
* AFRINVEST, 5.000 Hectares,
* Henno Sann, 800 hectares,
* John Roberts, DG Bomfords, Angleterre, 500 hectares,
* Société Agro Pastorale SANOSSI, 1.500 hectares

Penser aux conséquences d’une boulimie foncière

A en croire le Benno Siggil Senegaal , si les 233.208 hectares distribués devaient être irrigués, on devrait faire face à une opposition immédiate de la Mauritanie et du Mali. Il soutient que pour « le programme de l’après barrage, seuls 240.000 hectares peuvent être aménagés sur la rive gauche du Fleuve Sénégal au profit du Sénégal, sur lesquels seuls 140.000 sont destinés à l’agriculture (voir le Programme de Développement Intégré de la Rive Gauche (PDRH) élaboré par la SONED et l’état du Sénégal) ». Avant de s’interroger : « Comment peu-t-on alors envisager d’exploiter 233.208 hectares à Mbane sans provoquer une crise dans la sous-région ? Pour beaucoup moins que cela, l’excellent Programme des Vallées Fossiles pour le Sénégal, initié sous le régime socialiste, a été sacrifié, pour éviter un conflit avec la Mauritanie ! ».

En plus, au plan de l’environnement et de l’approvisionnement en eau potable, souligne l’opposition, « il faut savoir que le hydrogéologues ont prouvé que le lac de GUIERS perdait 75% de son volume par évapotranspiration chaque année. Si on veut en plus irriguer 233.208 hectares avec ses mêmes ressources hydriques, on l’assécherait et on priverait Dakar d’eau potable de manière irréversible ».

Pourquoi ils veulent changer le Pcr issu des rangs de Benno

La Conférence des leaders de tirer la conclusion « qu’au vu de ce qui précède, on comprend mieux les enjeux des élections rurales dans la Communauté Rurale de Mbane. Une nouvelle équipe est arrivée au pouvoir, suite à une éclatante victoire de la coalition « BENNOO SIGGIL SENEGAAL » au lendemain des élections municipales et Rurales du 22 mars 2009 ». Cette dernière avait, selon l’opposition, commencé à mettre en œuvre ses promesses électorales suivantes, en l’occurrence : « un audit citoyen des attributions des terres en zones de terroir ;La désaffectation des terres attribuées illégalement ; Une redistributions des terres aux paysans, éleveurs et ayant droits ; Le refus systématique de déplacements de villages Peulhs au profit de l’agriculture ». Et d’ajouter : « Les déprédateurs de la République sachant que leurs terres seront nécessairement désaffectées, font tout ce qui est en leur pouvoir, pour éviter que l’équipe de « BENNOO SIGGIL SENEGAL » victorieuse ne s’installe durablement aux commandes »

La résistance s’organise

Pour les populations de Mbane, il n’est pas question qu’une nouvelle équipe vienne prendre les rênes de leur Communauté Rurale. « Elles ne veulent ni d’une équipe SOPI ni d’une Délégation spéciale, qui ne serait rien d’autre qu’un bras armé du SOPI et des déprédateurs de la République », souligne l’opposition, avant d’ajouter : « Si les tenants du pouvoir essayent d’imposer Mamadou Ciré Diallo et son équipe à la tête de la Communauté Rurale ou d’y installer une Délégation Spéciale, les populations leurs opposeraient une désobéissance civile sans précédent dans l’histoire de notre pays, jusqu’à l’avènement d’un nouveau régime, en l’occurrence : refus de payer les impôts, refus de payer les taxes dans les loumas, déclaration de tous les membres du « nouveau Conseil Rural » persona non grata dans la Communauté Rurale, Refus de déférer à toute convocation de ce « Conseil » ou de son « Président », Interdiction de tenue de réunions dans la maison Communautaire de Mbane, Refus de travailler avec le nouveau sous-préfet, etc.. »

En tout état de cause, le Front « BENNOO SIGGIL SENEGAAL » « avertit solennellement, qu’il se réserve, une fois au pouvoir, le droit de remettre en cause toute acquisition de terres dans des conditions non transparentes à Mbane, surtout par des Ministres de la République, qui ont manifestement abusé de leur situation de pouvoir et de proximité avec le Président Abdoulaye Wade, pour spolier les pauvres populations. Aucune indemnisation ou dédommagements ne leur seront payés ».

SUD QUOTIDIEN

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Shadows Grow Across One of Africa’s Bright Lights

June 18, 2008
Memo From Dakar

DAKAR, Senegal — From the air, this sprawling city looks like a metropolis on the move, a buzzing quadrilateral jutting into the Atlantic. Cars speed along a supple, newly reconstructed four-lane highway that hugs the rugged coastline. Cranes dot the seaside, building luxury hotels and conference centers, as investors from Dubai revamp the city’s port, hoping to transform it into a high-tech regional hub.

But on the ground the picture shifts. Jobless young men line the new highways, trying to scratch out a living by selling phone cards, cashews and Chinese-made calculators to passers-by. The port is full of imported food that is increasingly out of reach for most Senegalese.

Dakar will soon have a glut of five-star hotel rooms, but rising rents have pushed the city’s poor and even middle-class residents into filthy, flood-prone slums. Shortages of fuel mean daily blackouts.

It is hard to escape a sense of malaise that has settled over Senegal, one of Africa’s most stable and admired countries, a miasma of political, economic and social problems as unmistakable as the fine dust that blows in from the Sahara every winter, blotting out the sun with an ashy haze.

This month the sense of crisis reached a head, when a coalition of political and civic groups began a national conference to reassess the country’s direction. The government, seeing it as a provocation, refused to participate.

All of which raises the question: If hardship and tension are vexing Senegal — a former French colony that has never known a coup d’état or military rule, and for 48 years has been one of the most stable, peaceful and enduring democracies in a region so long beset by tyranny and strife — what could that mean for its more troubled neighbors?

This question has become all the more pressing with the implosion of Kenya, once East Africa’s oasis, into ethnically driven electoral violence earlier this year, and South Africa’s recent descent into anti-immigrant rage.

Senegal’s chattering class is increasingly worried that the country’s long run of relatively good luck could also run out.

“After years of sunshine, we have so many clouds gathering over us in Senegal,” said Abdoulaye Bathily, secretary general of Senegal’s Movement for the Labor Party, one of the parties that joined with President Abdoulaye Wade’s coalition in 2000 but have since broken with him. “We are lost, adrift. And if we can’t make it, what country can?”

The political class is in seemingly permanent crisis. The grand coalition of opposition parties that brought Mr. Wade to office in 2000 after 40 years of Socialist rule has collapsed.

Most of the major parties sat out the 2007 legislative elections, so the National Assembly is made up almost exclusively of Mr. Wade’s allies.

A series of squabbles within the governing party, along with the widespread speculation that Mr. Wade is grooming his son, Karim, as his successor, have also soured Senegal’s longstanding reputation as a beacon of democracy in a region once plagued by authoritarianism.

Mr. Wade, an indefatigable octogenarian who was re-elected last year for a five-year term, has in many ways staked his legacy on the rebirth of Dakar from a quaint colonial city to a major regional center, a kind of mini-Dubai for West Africa. It is the bequest of an aging leader to a new generation of Senegalese, the men and women he calls the Generation of Concrete.

Mr. Wade put his son, a former banking executive in London, in charge of organizing the Islamic Summit, a meeting of heads of state of Muslim countries held here in March. The vast makeover of the city was supposed to be complete beforehand, but while most of the roads were finished, the hotels were not. The government rented private homes and cruise ships to house delegates and members of the news media.

Much of the work was paid for by Islamic donors, not the public, but little accounting has been given for the reconstruction projects.

When the speaker of the National Assembly tried to question the president’s son about spending for the summit meeting, the speaker’s party leadership position was abolished and the assembly introduced a bill to cut his term to a single year.

He later reconciled with the president, but such scandals have exacted a toll on the country’s reputation. Once a darling of international donors, who have spent millions to help Senegal build schools and clinics, pay off its debts and plan infrastructure projects, the country has found itself criticized by representatives of the International Monetary Fund and the World Bank over public spending and policies that have worsened the effects of rising food prices.

A study commissioned by the United States Agency for International Development last year concluded that “a lack of transparency in public affairs and financial transactions, as well as chronic corruption, plague Senegal today.”

Africa as a whole has been enjoying high economic growth rates, but in 2006 Senegal’s economy grew by just over 2 percent. It has rebounded and is expected to reach 5.4 percent this year, but persistent unemployment and high food and fuel prices have blunted the benefits of growth for most people.

Above all, Senegal’s people seem to have lost their seemingly endless optimism. A Gallup survey completed here last year found that only 29 percent of respondents said they had a job, down from 35 percent the previous year

Most telling, 56 percent of those surveyed said they would leave Senegal permanently if they could. In recent years, tens of thousands of Senegalese have boarded rickety wooden fishing boats to try to sneak into Europe. Many thousands are believed to have died in these perilous crossings.

This frustration has largely been turned against Mr. Wade, a longtime opposition figure who endured imprisonment and political isolation for decades before bringing his quirky blend of neo-liberal and Afro-optimist ideas to the presidential palace.

To his many fans, Mr. Wade is an updated version of the founding fathers who governed Africa in the years immediately after independence. His age is a closely guarded secret, but he is believed to be 82, which would make him almost old enough to have been a contemporary of Africa’s early political giants, like Kwame Nkrumah of Ghana and Julius Nyerere of Tanzania.

El Hadji Amadou Sall, Mr. Wade’s spokesman and a senior adviser, says that the government is already spending most of its budget on sectors that directly affect the poor, like health and schools, but that these are less visible than five-star hotels. Mr. Wade has also announced ambitious plans to boost food production.

Some Senegalese are pleased. Paco Demba Dia, a 39-year-old traditional wrestler, said seeing new roads and buildings gives him a sense of pride.

“In all those years, the Socialists never did anything like this for us,” he said.

But to his critics, Mr. Wade has sullied Senegal’s reputation and has consolidated power within his own family.

The discontent is keenest among young people, and their chosen mouthpieces: rap artists who have become the griots, or musical storytellers, of their generation, providing a soundtrack to their frustrations.

“We’ve been waiting 40 years for real change in this country,” said Didier Awadi, a rapper whose rhymes in the Wolof language demanding change helped steer young people to vote the Socialist Party out of office in 2000. “But we are still waiting.”

On one of the many billboards across the city welcoming the attendees of the Islamic Summit meeting, someone scrawled paint over Mr. Wade’s face, writing: “We are hungry.”

Indeed, many Senegalese wonder whether the money to rebuild the capital was well spent. Amadou Ndiaye, a hawker who sells cheap Chinese-made shoes on the sidewalk, said that little of the new construction will benefit him. He has no car, and the new roads don’t go anywhere near his slum home.

“We can’t eat roads,” Mr. Ndiaye said. “We can’t afford to sleep in five-star hotels. So for whom is all this? Not for the ordinary Senegalese man.”

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Toubon et compagnie, meilleurs amis du Congo de Nguesso

Liens:
[1] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iST-YG4vdrr3zksYstuInCk_nT1w
[2] http://www.lesafriques.com/afrique/la-france-veut-faire-de-2010-lannee-de-lafrique.html?Itemid=64?articleid=17387
[3] http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/392970.xml
[4] http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/392865.xml
[5] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hwKS7GnSe7UTSp-pQgjpVPR996lQ
[6] http://www.fidh.org/Congo-Brazzaville-Que-cherche
[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_disparus_du_Beach
[8] http://livre.fnac.com/a2000303/Anatole-Collinet-Makosso-L-affaire-des-disparus-du-Beach-de-Brazzaville?PID=1&Mn=-1&Mu=-13&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0
[9] http://membres.lycos.fr/ocdh/infos.html
[10] http://www.rue89.com/tag/sassou-nguesso
[11] http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Sassou-Nguesso
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REMARKS BY THE PRESIDENT TO THE GHANAIAN PARLIAMENT -Transcription – Le discours du président Obama au Ghana



Accra International Conference Center

Accra, Ghana


12:40 P.M. GMT

THE PRESIDENT: (Trumpet plays.) I like this. Thank you. Thank you. I think Congress needs one of those horns. (Laughter.) That sounds pretty good. Sounds like Louis Armstrong back there. (Laughter.)
Good afternoon, everybody. It is a great honor for me to be in Accra and to speak to the representatives of the people of Ghana. (Applause.) I am deeply grateful for the welcome that I’ve received, as are Michelle and Malia and Sasha Obama. Ghana’s history is rich, the ties between our two countries are strong, and I am proud that this is my first visit to sub-Saharan Africa as President of the United States of America. (Applause.)
I want to thank Madam Speaker and all the members of the House of Representatives for hosting us today. I want to thank President Mills for his outstanding leadership. To the former Presidents — Jerry Rawlings, former President Kufuor — Vice President, Chief Justice — thanks to all of you for your extraordinary hospitality and the wonderful institutions that you’ve built here in Ghana.
I’m speaking to you at the end of a long trip. I began in Russia for a summit between two great powers. I traveled to Italy for a meeting of the world’s leading economies. And I’ve come here to Ghana for a simple reason: The 21st century will be shaped by what happens not just in Rome or Moscow or Washington, but by what happens in Accra, as well. (Applause.)
This is the simple truth of a time when the boundaries between people are overwhelmed by our connections. Your prosperity can expand America’s prosperity. Your health and security can contribute to the world’s health and security. And the strength of your democracy can help advance human rights for people everywhere.
So I do not see the countries and peoples of Africa as a world apart; I see Africa as a fundamental part of our interconnected world — (applause) — as partners with America on behalf of the future we want for all of our children. That partnership must be grounded in mutual responsibility and mutual respect. And that is what I want to speak with you about today.
We must start from the simple premise that Africa’s future is up to Africans.
I say this knowing full well the tragic past that has sometimes haunted this part of the world. After all, I have the blood of Africa within me, and my family’s — (applause) — my family’s own story encompasses both the tragedies and triumphs of the larger African story.
Some you know my grandfather was a cook for the British in Kenya, and though he was a respected elder in his village, his employers called him “boy” for much of his life. He was on the periphery of Kenya’s liberation struggles, but he was still imprisoned briefly during repressive times. In his life, colonialism wasn’t simply the creation of unnatural borders or unfair terms of trade — it was something experienced personally, day after day, year after year.
My father grew up herding goats in a tiny village, an impossible distance away from the American universities where he would come to get an education. He came of age at a moment of extraordinary promise for Africa. The struggles of his own father’s generation were giving birth to new nations, beginning right here in Ghana. (Applause.) Africans were educating and asserting themselves in new ways, and history was on the move.
But despite the progress that has been made — and there has been considerable progress in many parts of Africa — we also know that much of that promise has yet to be fulfilled. Countries like Kenya had a per capita economy larger than South Korea’s when I was born. They have badly been outpaced. Disease and conflict have ravaged parts of the African continent.
In many places, the hope of my father’s generation gave way to cynicism, even despair. Now, it’s easy to point fingers and to pin the blame of these problems on others. Yes, a colonial map that made little sense helped to breed conflict. The West has often approached Africa as a patron or a source of resources rather than a partner. But the West is not responsible for the destruction of the Zimbabwean economy over the last decade, or wars in which children are enlisted as combatants. In my father’s life, it was partly tribalism and patronage and nepotism in an independent Kenya that for a long stretch derailed his career, and we know that this kind of corruption is still a daily fact of life for far too many.
Now, we know that’s also not the whole story. Here in Ghana, you show us a face of Africa that is too often overlooked by a world that sees only tragedy or a need for charity. The people of Ghana have worked hard to put democracy on a firmer footing, with repeated peaceful transfers of power even in the wake of closely contested elections. (Applause.) And by the way, can I say that for that the minority deserves as much credit as the majority. (Applause.) And with improved governance and an emerging civil society, Ghana’s economy has shown impressive rates of growth. (Applause.)
This progress may lack the drama of 20th century liberation struggles, but make no mistake: It will ultimately be more significant. For just as it is important to emerge from the control of other nations, it is even more important to build one’s own nation.
So I believe that this moment is just as promising for Ghana and for Africa as the moment when my father came of age and new nations were being born. This is a new moment of great promise. Only this time, we’ve learned that it will not be giants like Nkrumah and Kenyatta who will determine Africa’s future. Instead, it will be you — the men and women in Ghana’s parliament — (applause) — the people you represent. It will be the young people brimming with talent and energy and hope who can claim the future that so many in previous generations never realized.
Now, to realize that promise, we must first recognize the fundamental truth that you have given life to in Ghana: Development depends on good governance. (Applause.) That is the ingredient which has been missing in far too many places, for far too long. That’s the change that can unlock Africa’s potential. And that is a responsibility that can only be met by Africans.
As for America and the West, our commitment must be measured by more than just the dollars we spend. I’ve pledged substantial increases in our foreign assistance, which is in Africa’s interests and America’s interests. But the true sign of success is not whether we are a source of perpetual aid that helps people scrape by — it’s whether we are partners in building the capacity for transformational change. (Applause.)
This mutual responsibility must be the foundation of our partnership. And today, I’ll focus on four areas that are critical to the future of Africa and the entire developing world: democracy, opportunity, health, and the peaceful resolution of conflict.
First, we must support strong and sustainable democratic governments. (Applause.)
As I said in Cairo, each nation gives life to democracy in its own way, and in line with its own traditions. But history offers a clear verdict: Governments that respect the will of their own people, that govern by consent and not coercion, are more prosperous, they are more stable, and more successful than governments that do not.
This is about more than just holding elections. It’s also about what happens between elections. (Applause.) Repression can take many forms, and too many nations, even those that have elections, are plagued by problems that condemn their people to poverty. No country is going to create wealth if its leaders exploit the economy to enrich themselves — (applause) — or if police — if police can be bought off by drug traffickers. (Applause.) No business wants to invest in a place where the government skims 20 percent off the top — (applause) — or the head of the Port Authority is corrupt. No person wants to live in a society where the rule of law gives way to the rule of brutality and bribery. (Applause.) That is not democracy, that is tyranny, even if occasionally you sprinkle an election in there. And now is the time for that style of governance to end. (Applause.)
In the 21st century, capable, reliable, and transparent institutions are the key to success — strong parliaments; honest police forces; independent judges — (applause); an independent press; a vibrant private sector; a civil society. (Applause.) Those are the things that give life to democracy, because that is what matters in people’s everyday lives.
Now, time and again, Ghanaians have chosen constitutional rule over autocracy, and shown a democratic spirit that allows the energy of your people to break through. (Applause.) We see that in leaders who accept defeat graciously — the fact that President Mills’ opponents were standing beside him last night to greet me when I came off the plane spoke volumes about Ghana — (applause); victors who resist calls to wield power against the opposition in unfair ways. We see that spirit in courageous journalists like Anas Aremeyaw Anas, who risked his life to report the truth. We see it in police like Patience Quaye, who helped prosecute the first human trafficker in Ghana. (Applause.) We see it in the young people who are speaking up against patronage, and participating in the political process.
Across Africa, we’ve seen countless examples of people taking control of their destiny, and making change from the bottom up. We saw it in Kenya, where civil society and business came together to help stop post-election violence. We saw it in South Africa, where over three-quarters of the country voted in the recent election — the fourth since the end of Apartheid. We saw it in Zimbabwe, where the Election Support Network braved brutal repression to stand up for the principle that a person’s vote is their sacred right.
Now, make no mistake: History is on the side of these brave Africans, not with those who use coups or change constitutions to stay in power. (Applause.) Africa doesn’t need strongmen, it needs strong institutions. (Applause.)
Now, America will not seek to impose any system of government on any other nation. The essential truth of democracy is that each nation determines its own destiny. But what America will do is increase assistance for responsible individuals and responsible institutions, with a focus on supporting good governance — on parliaments, which check abuses of power and ensure that opposition voices are heard — (applause); on the rule of law, which ensures the equal administration of justice; on civic participation, so that young people get involved; and on concrete solutions to corruption like forensic accounting and automating services — (applause) — strengthening hotlines, protecting whistle-blowers to advance transparency and accountability.
And we provide this support. I have directed my administration to give greater attention to corruption in our human rights reports. People everywhere should have the right to start a business or get an education without paying a bribe. (Applause.) We have a responsibility to support those who act responsibly and to isolate those who don’t, and that is exactly what America will do.
Now, this leads directly to our second area of partnership: supporting development that provides opportunity for more people.
With better governance, I have no doubt that Africa holds the promise of a broader base of prosperity. Witness the extraordinary success of Africans in my country, America. They’re doing very well. So they’ve got the talent, they’ve got the entrepreneurial spirit. The question is, how do we make sure that they’re succeeding here in their home countries? The continent is rich in natural resources. And from cell phone entrepreneurs to small farmers, Africans have shown the capacity and commitment to create their own opportunities. But old habits must also be broken. Dependence on commodities — or a single export — has a tendency to concentrate wealth in the hands of the few, and leaves people too vulnerable to downturns.
So in Ghana, for instance, oil brings great opportunities, and you have been very responsible in preparing for new revenue. But as so many Ghanaians know, oil cannot simply become the new cocoa. From South Korea to Singapore, history shows that countries thrive when they invest in their people and in their infrastructure — (applause); when they promote multiple export industries, develop a skilled workforce, and create space for small and medium-sized businesses that create jobs.
As Africans reach for this promise, America will be more responsible in extending our hand. By cutting costs that go to Western consultants and administration, we want to put more resources in the hands of those who need it, while training people to do more for themselves. (Applause.) That’s why our $3.5 billion food security initiative is focused on new methods and technologies for farmers — not simply sending American producers or goods to Africa. Aid is not an end in itself. The purpose of foreign assistance must be creating the conditions where it’s no longer needed. I want to see Ghanaians not only self-sufficient in food, I want to see you exporting food to other countries and earning money. You can do that. (Applause.)
Now, America can also do more to promote trade and investment. Wealthy nations must open our doors to goods and services from Africa in a meaningful way. That will be a commitment of my administration. And where there is good governance, we can broaden prosperity through public-private partnerships that invest in better roads and electricity; capacity-building that trains people to grow a business; financial services that reach not just the cities but also the poor and rural areas. This is also in our own interests — for if people are lifted out of poverty and wealth is created in Africa, guess what? New markets will open up for our own goods. So it’s good for both.
One area that holds out both undeniable peril and extraordinary promise is energy. Africa gives off less greenhouse gas than any other part of the world, but it is the most threatened by climate change. A warming planet will spread disease, shrink water resources, and deplete crops, creating conditions that produce more famine and more conflict. All of us — particularly the developed world — have a responsibility to slow these trends — through mitigation, and by changing the way that we use energy. But we can also work with Africans to turn this crisis into opportunity.
Together, we can partner on behalf of our planet and prosperity, and help countries increase access to power while skipping — leapfrogging the dirtier phase of development. Think about it: Across Africa, there is bountiful wind and solar power; geothermal energy and biofuels. From the Rift Valley to the North African deserts; from the Western coasts to South Africa’s crops — Africa’s boundless natural gifts can generate its own power, while exporting profitable, clean energy abroad.
These steps are about more than growth numbers on a balance sheet. They’re about whether a young person with an education can get a job that supports a family; a farmer can transfer their goods to market; an entrepreneur with a good idea can start a business. It’s about the dignity of work; it’s about the opportunity that must exist for Africans in the 21st century.
Just as governance is vital to opportunity, it’s also critical to the third area I want to talk about: strengthening public health.
In recent years, enormous progress has been made in parts of Africa. Far more people are living productively with HIV/AIDS, and getting the drugs they need. I just saw a wonderful clinic and hospital that is focused particularly on maternal health. But too many still die from diseases that shouldn’t kill them. When children are being killed because of a mosquito bite, and mothers are dying in childbirth, then we know that more progress must be made.
Yet because of incentives — often provided by donor nations — many African doctors and nurses go overseas, or work for programs that focus on a single disease. And this creates gaps in primary care and basic prevention. Meanwhile, individual Africans also have to make responsible choices that prevent the spread of disease, while promoting public health in their communities and countries.
So across Africa, we see examples of people tackling these problems. In Nigeria, an Interfaith effort of Christians and Muslims has set an example of cooperation to confront malaria. Here in Ghana and across Africa, we see innovative ideas for filling gaps in care — for instance, through E-Health initiatives that allow doctors in big cities to support those in small towns.
America will support these efforts through a comprehensive, global health strategy, because in the 21st century, we are called to act by our conscience but also by our common interest, because when a child dies of a preventable disease in Accra, that diminishes us everywhere. And when disease goes unchecked in any corner of the world, we know that it can spread across oceans and continents.
And that’s why my administration has committed $63 billion to meet these challenges — $63 billion. (Applause.) Building on the strong efforts of President Bush, we will carry forward the fight against HIV/AIDS. We will pursue the goal of ending deaths from malaria and tuberculosis, and we will work to eradicate polio. (Applause.) We will fight — we will fight neglected tropical disease. And we won’t confront illnesses in isolation — we will invest in public health systems that promote wellness and focus on the health of mothers and children. (Applause.)
Now, as we partner on behalf of a healthier future, we must also stop the destruction that comes not from illness, but from human beings — and so the final area that I will address is conflict.
Let me be clear: Africa is not the crude caricature of a continent at perpetual war. But if we are honest, for far too many Africans, conflict is a part of life, as constant as the sun. There are wars over land and wars over resources. And it is still far too easy for those without conscience to manipulate whole communities into fighting among faiths and tribes.
These conflicts are a millstone around Africa’s neck. Now, we all have many identities — of tribe and ethnicity; of religion and nationality. But defining oneself in opposition to someone who belongs to a different tribe, or who worships a different prophet, has no place in the 21st century. (Applause.) Africa’s diversity should be a source of strength, not a cause for division. We are all God’s children. We all share common aspirations — to live in peace and security; to access education and opportunity; to love our families and our communities and our faith. That is our common humanity.
That is why we must stand up to inhumanity in our midst. It is never justified — never justifiable to target innocents in the name of ideology. (Applause.) It is the death sentence of a society to force children to kill in wars. It is the ultimate mark of criminality and cowardice to condemn women to relentless and systemic rape. We must bear witness to the value of every child in Darfur and the dignity of every woman in the Congo. No faith or culture should condone the outrages against them. And all of us must strive for the peace and security necessary for progress.
Africans are standing up for this future. Here, too, in Ghana we are seeing you help point the way forward. Ghanaians should take pride in your contributions to peacekeeping from Congo to Liberia to Lebanon — (applause) — and your efforts to resist the scourge of the drug trade. (Applause.) We welcome the steps that are being taken by organizations like the African Union and ECOWAS to better resolve conflicts, to keep the peace, and support those in need. And we encourage the vision of a strong, regional security architecture that can bring effective, transnational forces to bear when needed.
America has a responsibility to work with you as a partner to advance this vision, not just with words, but with support that strengthens African capacity. When there’s a genocide in Darfur or terrorists in Somalia, these are not simply African problems — they are global security challenges, and they demand a global response.
And that’s why we stand ready to partner through diplomacy and technical assistance and logistical support, and we will stand behind efforts to hold war criminals accountable. And let me be clear: Our Africa Command is focused not on establishing a foothold in the continent, but on confronting these common challenges to advance the security of America, Africa, and the world. (Applause.)
In Moscow, I spoke of the need for an international system where the universal rights of human beings are respected, and violations of those rights are opposed. And that must include a commitment to support those who resolve conflicts peacefully, to sanction and stop those who don’t, and to help those who have suffered. But ultimately, it will be vibrant democracies like Botswana and Ghana which roll back the causes of conflict and advance the frontiers of peace and prosperity.
As I said earlier, Africa’s future is up to Africans.
The people of Africa are ready to claim that future. And in my country, African Americans — including so many recent immigrants — have thrived in every sector of society. We’ve done so despite a difficult past, and we’ve drawn strength from our African heritage. With strong institutions and a strong will, I know that Africans can live their dreams in Nairobi and Lagos, Kigali, Kinshasa, Harare, and right here in Accra. (Applause.)
You know, 52 years ago, the eyes of the world were on Ghana. And a young preacher named Martin Luther King traveled here, to Accra, to watch the Union Jack come down and the Ghanaian flag go up. This was before the march on Washington or the success of the civil rights movement in my country. Dr. King was asked how he felt while watching the birth of a nation. And he said: “It renews my conviction in the ultimate triumph of justice.”
Now that triumph must be won once more, and it must be won by you. (Applause.) And I am particularly speaking to the young people all across Africa and right here in Ghana. In places like Ghana, young people make up over half of the population.
And here is what you must know: The world will be what you make of it. You have the power to hold your leaders accountable, and to build institutions that serve the people. You can serve in your communities, and harness your energy and education to create new wealth and build new connections to the world. You can conquer disease, and end conflicts, and make change from the bottom up. You can do that. Yes you can — (applause) — because in this moment, history is on the move.
But these things can only be done if all of you take responsibility for your future. And it won’t be easy. It will take time and effort. There will be suffering and setbacks. But I can promise you this: America will be with you every step of the way — as a partner, as a friend. (Applause.) Opportunity won’t come from any other place, though. It must come from the decisions that all of you make, the things that you do, the hope that you hold in your heart.
Ghana, freedom is your inheritance. Now, it is your responsibility to build upon freedom’s foundation. And if you do, we will look back years from now to places like Accra and say this was the time when the promise was realized; this was the moment when prosperity was forged, when pain was overcome, and a new era of progress began. This can be the time when we witness the triumph of justice once more. Yes we can. Thank you very much. God bless you. Thank you. (Applause.)

DISCOURS DU PRÉSIDENT AU PARLEMENT GHANÉEN

Palais international des congrès

Accra (Ghana)

Le président : (Son d’une trompette.) Ça me plaît ! Merci, merci. Je pense que notre Congrès a besoin d’une de ces trompettes. J’aime bien le son, cela me rappelle Louis Armstrong.

Bon après-midi à tous. C’est un grand honneur pour moi d’être à Accra et de parler aux représentants du peuple ghanéen. Je suis très reconnaissant de l’accueil que j’ai reçu, tout comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L’histoire ghanéenne est riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce soit ma première visite en Afrique subsaharienne en qualité de président des États-Unis d’Amérique.

Je voudrais remercier la présidente et tous les membres de la Chambre des représentants de nous accueillir aujourd’hui. Je voudrais remercier le président Mills pour ses qualités extraordinaires de direction. Aux anciens présidents – Jerry Rawlings, l’ancien président Kufuor – au vice-président, au président de la Cour suprême, je vous remercie tous pour votre hospitalité extraordinaire et pour les merveilleuses institutions que vous avez bâties au Ghana.

Je vous parle à la fin d’un long voyage. Je l’ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

C’est la simple vérité d’une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des États-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l’homme pour tous les peuples.

Je ne considère donc pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part ; je considère l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de l’avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel : c’est ce dont je tiens à vous parler aujourd’hui.

Nous devons partir du principe qu’il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique.

Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j’ai du sang africain dans les veines, et l’histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l’histoire de l’Afrique dans son ensemble.

Certains d’entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kénya, et bien qu’il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l’ont appelé « boy » pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kénya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n’était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l’échange inéquitables ; c’était quelque chose que l’on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.

Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une distance impossible des universités américaines où il irait faire des études. Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l’Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en commençant ici au Ghana. Les Africains s’éduquaient et s’affirmaient d’une nouvelle façon. L’histoire était en marche.

Toutefois, malgré les progrès obtenus – et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l’Afrique – nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le Kénya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont ravagé plusieurs régions du continent africain.

Dans de nombreux pays, l’espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d’autres. Il est vrai qu’une carte coloniale qui n’avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l’Occident a souvent traité avec l’Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu’en partenaire. Cependant, l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kénya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d’un trop grand nombre de personnes.

Or, nous savons que ce n’est pas là toute l’histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l’Afrique qui est trop souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d’une aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen de passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d’élections très serrées. Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle de la société civile naissante, l’économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance impressionnant.

Ce progrès ne possède sans doute pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s’y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif. Car de même qu’il est important de se soustraire au contrôle d’une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation.

C’est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi prometteuse pour le Ghana et pour l’Afrique que celle pendant laquelle mon père est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C’est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l’Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d’énergie et d’espoir, qui pourront revendiquer l’avenir que tant de personnes des générations précédentes n’ont jamais réalisé.

Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d’abord reconnaître une vérité fondamentale à laquelle vous avez donné vie au Ghana, à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est l’ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C’est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l’Afrique. Enfin, c’est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s’acquitter.

Quant aux États-Unis et au reste de l’Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l’aune des dollars que nous dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à l’étranger, ce qui correspond à l’intérêt de l’Afrique et à celui des États-Unis. Toutefois, le véritable signe de réussite n’est pas de savoir si nous sommes une source d’aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Aujourd’hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l’histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

Il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections – il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès – des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l’autocratie, et ont fait preuve d’un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite gracieusement – le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses côtés lorsque je suis descendu de l’avion en dit long sur le Ghana – et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l’exercice de leur pouvoir contre l’opposition de manière injuste. Nous voyons cet esprit se manifester dans les journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité. Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué à faire traduire en justice le premier trafiquant d’êtres humains au Ghana. Nous le voyons dans les jeunes qui s’élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie politique.

Dans toute l’Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. Nous l’avons vu au Kénya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour aider à stopper la violence postélectorale. Nous l’avons vu en Afrique du Sud, où plus des trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième depuis la fin de l’apartheid. Nous l’avons vu au Zimbabwé, où le Réseau de soutien au vote a bravé la brutale répression pour faire valoir le principe selon lequel le droit de vote d’un citoyen est sacré.

Alors ne vous y trompez pas : l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.

L’Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance : aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix de l’opposition peuvent s’exprimer ; à la règle de droit, qui garantit l’égalité de tous devant la justice ; à la participation civile, afin que les jeunes soient actifs dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à la corruption telles que l’expertise comptable, l’automatisation des services, le renforcement des lignes d’appel d’urgence, la protection de ceux qui dénoncent les abus afin de promouvoir la transparence, et la responsabilité.

Et cette aide, nous la fournissons. J’ai demandé à mon gouvernement d’accorder davantage d’attention à la corruption dans notre rapport sur les droits de l’homme. Tous les gens devraient avoir le droit de démarrer une entreprise ou d’obtenir une éducation sans avoir à verser de pots-de-vin. Nous avons le devoir de soutenir ceux qui agissent de façon responsable et d’isoler ceux qui ne le font pas, et c’est exactement ce que fera l’Amérique.

Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération – le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.

Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l’Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès extraordinaire d’Africains dans mon propre pays d’Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l’esprit d’entreprise – la question est de savoir comment s’assurer qu’ils réussissent ici dans leur pays d’origine. Ce continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs d’entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou des petits agriculteurs, les Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres possibilités. Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières – ou d’un seul produit d’exportation – a tendance à concentrer la richesse au sein d’une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l’histoire montre que les pays réussissent lorsqu’ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu’ils multiplient les industries d’exportation, se dotent d’une main-d’œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d’emplois.

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l’Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C’est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services américains vers l’Afrique. L’aide n’est pas une fin en soi. L’objectif de l’aide à l’étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à d’autres pays et gagner de l’argent. Cela, vous le pouvez.

Certes, l’Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements. Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l’Afrique d’une manière significative. Ce sera d’ailleurs un des engagements de mon gouvernement. Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui investiront dans l’amélioration des routes et des réseaux électriques ; de programmes de formation qui apprendront aux gens comment développer leur entreprise ; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre propre intérêt – parce que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il s’ensuit que de nouveaux marchés s’ouvriront pour nos propres produits. Tout le monde y gagne.

Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l’énergie. L’Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous – en particulier le monde développé – le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l’énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.

Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l’énergie tout en sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y : dans l’ensemble de l’Afrique, il existe de l’énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l’énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l’Afrique du Nord ; de la côte de l’Afrique de l’Ouest aux récoltes de l’Afrique du Sud – les dons inépuisables que procure la nature à l’Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d’exporter de l’énergie propre et rentable à l’étranger.

Il ne s’agit pas seulement de chiffres de croissance sur un bilan comptable. Il s’agit de savoir si un jeune doté d’une éducation peut trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille ; si un agriculteur peut amener ses produits au marché ; ou si un homme d’affaires armé d’une bonne idée peut démarrer une entreprise. Il s’agit de la dignité du travail. Il s’agit d’une chance que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle.

De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l’amélioration de la santé publique.

Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l’Afrique. Les gens sont beaucoup plus nombreux à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à obtenir les médicaments qu’il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais trop d’Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d’une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d’un accouchement, nous savons qu’il reste des progrès à faire.

Or du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d’infirmiers africains s’en vont à l’étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.

Ainsi, d’un bout à l’autre de l’Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s’attaquent à ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de coopération. Ici au Ghana et dans toute l’Afrique, nous observons des idées novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des initiatives d’échanges d’informations médicales par Internet qui permettent à des médecins exerçant dans de grandes villes d’aider ceux des petites agglomérations.

Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d’une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu’un enfant meurt à Accra d’une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du monde on néglige de s’attaquer à une maladie, nous savons qu’elle peut se propager à travers les océans et d’un continent à l’autre.

C’est pourquoi mon gouvernement s’est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis – 63 milliards de dollars. En nous fondant sur les solides efforts du président Bush, nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et nous travaillerons à éradiquer la polio. Il ne s’agit d’ailleurs pas de s’attaquer aux maladies isolément : nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la maladie et de promouvoir le bien-être, en mettant l’accent sur la santé maternelle et infantile.

En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d’une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par la maladie, mais par les êtres humains. C’est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.

Soyons bien clairs : l’Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d’un continent perpétuellement en guerre. Mais si l’on est honnête, pour beaucoup trop d’Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est aussi constant que le soleil. On se bat pour des territoires et on se bat pour des ressources. Et il est toujours trop facile à des individus sans conscience d’entraîner des communautés entières dans des guerres entre religions et entre tribus.

Tous ces conflits pèsent sur l’Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et d’ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d’une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n’a aucune place au XXIe siècle. La diversité de l’Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes : vivre dans la paix et dans la sécurité ; avoir accès à l’éducation et à la possibilité de réussir ; aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité commune.

C’est la raison pour laquelle nous devons nous élever contre l’inhumanité parmi nous. Il n’est jamais justifiable – jamais justifiable – de cibler des innocents au nom d’une idéologie. C’est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C’est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l’ignominie continuelle et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès.

On voit d’ailleurs des Africains se mobiliser pour cet avenir. Ici aussi, au Ghana, nous vous voyons contribuer à montrer la voie. Soyez fiers, Ghanéens, de vos contributions au maintien de la paix au Congo, au Libéria ou encore au Liban, ainsi que de votre résistance au fléau du trafic de stupéfiants. Nous nous félicitons des mesures que prennent des organisations telles que l’Union africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous encourageons la vision d’un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s’avère nécessaire.

Il incombe aux États-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision, non seulement par des paroles mais aussi par des appuis qui renforcent les capacités de l’Afrique. Lorsqu’il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes africains : ce sont des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale.

C’est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l’assistance technique et l’appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le dire clairement : notre Commandement pour l’Afrique ne vise pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des États-Unis, de l’Afrique et du reste du monde.

À Moscou, j’ai parlé de la nécessité d’un système international où les droits universels des êtres humains soient respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert. Mais en fin de compte, ce seront des démocraties dynamiques telles que le Botswana et le Ghana qui diminueront les causes de conflit et élargiront les frontières de la paix et de la prospérité.

Comme je l’ai déjà dit, l’avenir de l’Afrique appartient aux Africains. Les peuples d’Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir. Dans mon pays, les Afro-Américains – dont un grand nombre d’immigrés récents – réussissent dans tous les secteurs de la société. Cela, nous l’avons accompli en dépit d’un passé difficile et nous avons puisé notre force dans notre héritage africain. Avec de puissantes institutions et une ferme volonté, je sais que les Africains peuvent réaliser leurs rêves à Nairobi et à Lagos, à Kigali et à Kinshasa, à Harare et ici-même à Accra.

Vous savez, il y a cinquante-deux ans, les yeux du monde étaient rivés sur le Ghana. Et un jeune prédicateur du nom de Martin Luther King est venu ici, à Accra, pour voir amener les couleurs de l’Union Jack et hisser le drapeau du Ghana. Cet événement précédait la Marche sur Washington et l’aboutissement du mouvement des droits civiques dans mon pays. On a demandé à Martin Luther King quel sentiment lui avait inspiré la vue de la naissance d’une nation, et il a répondu : « Cela renforce ma conviction que la justice finit toujours par triompher. »

Aujourd’hui, ce triomphe doit être, une fois de plus, renouvelé, et c’est vous qui le devrez le faire. Ici, je m’adresse particulièrement aux jeunes, à travers toute l’Afrique et ici-même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, vous représentez plus de la moitié de la population.

Et voici ce que vous devez savoir : le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la base. Vous pouvez faire tout cela. Oui, vous le pouvez. Car en ce moment précis, l’histoire est en marche.

Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers. Mais je puis vous promettre ceci : l’Amérique vous accompagnera tout le long du chemin, en tant que partenaire ; en tant qu’amie. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l’espoir que vous porterez dans votre cœur.

Ghana, la liberté est votre héritage. À présent, c’est à vous que revient la responsabilité de bâtir sur cette fondation de liberté. Si vous le faites, nous pourrons, bien des années plus tard, nous remémorer des lieux comme Accra et nous dire que c’est à ce moment-là que la promesse s’est réalisée, que la prospérité s’est forgée, que la douleur a été surmontée et qu’une nouvelle ère de progrès a débuté. Ce moment peut être celui où nous verrons, une fois de plus, triompher la justice. Oui, nous le pouvons. Merci beaucoup. Que Dieu vous bénisse. Je vous remercie.

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Tough love from a brother

Barack Obama before leaving Ghana
Mr Obama is promising a great deal if Africa can change

By Will Ross
BBC News, Ghana

He may only have been in Africa for 21 hours but it was long enough for Barack Obama to send out his inspiring message across the continent – “A New Moment Of Promise,” he called it.

He urged Africans to stop laying the blame elsewhere and to take control of their own destiny.

He encouraged the younger generation to catch the “Yes We Can” fever that had assisted his own rise to the White House.

Strengthening democracy from the grassroots requires some brave foot soldiers and Mr Obama singled out the work of civil society groups such as Zimbabwe’s Election Support Network, which struggled to ensure people’s votes counted in the face of a violent state-driven clampdown.


A young girl in Ghana
Africa’s future lies with its youth, Mr Obama said

“Make no mistake: history is on the side of these brave Africans, and not with those who use coups or change constitutions to stay in power. Africa doesn’t need strongmen, it needs strong institutions,” Mr Obama stated.

Ghana is a case in point – one of the reasons for Ghana’s successful election late last year was its strong electoral commission.

Along the West African coast the Sierra Leone People’s Party was voted out of power in 2007 amid growing anger at government corruption.

The election worked because the National Electoral Commission, headed by Christiana Thorpe, was strong and did not buckle under pressure to fix the vote.

The strong institutions are certainly lacking in Barack Obama’s African home – Kenya.

When Mwai Kibaki was announced the winner of the 2007 election, the head of the government-appointed electoral commission, Simon Kivuiti, admitted that he did not know for sure if Mr Kibaki had won.


He said if you want to play ball on the international level you have to play by the international rules

Kwesi Aning
Kofi Annan Peacekeeping Institute

During his speech Barack Obama did not name and shame leaders – that is not his style.

But his denunciation of Africa’s “strong men” will have made a few leaders squirm in their presidential palaces.

Mr Obama seemed to be adding his voice to the collective despair across West Africa as Niger’s president, Mamadou Tandja, tears up the rule book in an attempt to stay in power.

Cameroon’s Paul Biya, Senegal’s octogenarian President Abdoulaye Wade, Uganda’s Yoweri Museveni and several others have also changed the rules in order to remain in office.

Mutual responsibility

The question is whether those leaders are going to play the blindest bit of attention to the words of an African-American who is far more popular than they are.

They may well have reached for the television remote control and found something less uncomfortable to watch.


Uganda's President Yoweri Museveni
Mr Museveni has changed the rule book to stay in power

Barack Obama said the partnership between Africa and America must be one of mutual responsibility.

“He threw the ball into our own court and said if you want to play ball on the international level you have to play by the international rules,” said Kwesi Aning of the Kofi Annan Peacekeeping Institute.

It will not be easy to change some old, corrupt habits but if Africa plays its part Barack Obama is promising a great deal in return including assistance to boost agriculture, trade and healthcare.

But, in a difficult economic climate, the US may be hard pushed to fulfil some of its promises.

In Uganda, for example, there is mounting concern as funding constraints are forcing health centres to stop enrolling new patients for US-funded anti-retroviral treatment under the President’s Emergency Plan for Aids Relief (PEPFAR) initiative which George Bush started.

Being an African-American means Barack Obama is listened to as a brother in Africa rather than as a condescending visitor.

Whiff of hypocrisy?

People agreed with him rather than dismissing him when he hit out at some of the practices holding back the continent.

“No business wants to invest in a place where the government skims 20% off the top, or the head of the Port Authority is corrupt.

“No person wants to live in a society where the rule of law gives way to the rule of brutality and bribery. That is not democracy, that is tyranny and now is the time for it to end,” he said.

Inside the conference centre, Ghanaian politicians cheered, applauded and gave a standing ovation. Some smelt hypocrisy there.

“The political leaders were clapping and cheering the speech. But when we plead for an end to the same problems that Obama highlighted we are threatened, abused and sidelined,” said Mr Aning.

He commended the speech for being honest, direct and lacking spin but suggests the same cannot be said for some of the politicians who were listening to it.

“You have the power to hold your leaders accountable,” Mr Obama said, aiming his message at the youth.

But it can be dangerous trying to stand up and call for better governance.

In March, two Kenyan human rights activists – Kamau Kingara and John Paul Oulo – were gunned down in broad daylight shortly after helping an investigation into extrajudicial killings by the Kenyan police.

“It won’t be easy. It will take time and effort. There will be suffering and setbacks,” Mr Obama stated as he called for the continent to take responsibility for its future.

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Key excerpts: Obama’s Ghana speech

Barack Obama speaking in Ghana

Barack Obama has delivered his first speech in sub-Saharan Africa as US President, stressing Africa’s importance for the world, the vital role of governance and the challenges of conflict and corruption. Here are key excerpt from the address to parliament in the Ghanaian capital Accra on 11 July 2009.

ON AFRICA’S IMPORTANCE

I do not see the countries and peoples of Africa as a world apart; I see Africa as a fundamental part of our interconnected world – as partners with America on behalf of the future that we want for all our children.

ON COLONIALISM AND RESPONSIBILITY

It is easy to point fingers, and to pin the blame for these problems on others. Yes, a colonial map that made little sense bred conflict, and the West has often approached Africa as a patron, rather than a partner. But the West is not responsible for the destruction of the Zimbabwean economy over the last decade, or wars in which children are enlisted as combatants.

In my father’s life, it was partly tribalism and patronage in an independent Kenya that for a long stretch derailed his career, and we know that this kind of corruption is a daily fact of life for far too many.

ON GOVERNANCE

Development depends upon good governance. That is the ingredient which has been missing in far too many places, for far too long. That is the change that can unlock Africa’s potential. And that is a responsibility that can only be met by Africans.

ON CORRUPTION

Repression takes many forms, and too many nations are plagued by problems that condemn their people to poverty. No country is going to create wealth if its leaders exploit the economy to enrich themselves, or police can be bought off by drug traffickers… No person wants to live in a society where the rule of law gives way to the rule of brutality and bribery. That is not democracy, that is tyranny, and now is the time for it to end. … Africa doesn’t need strongmen, it needs strong institutions.

ON AID

As Africans reach for this promise, America will be more responsible in extending our hand. By cutting costs that go to Western consultants and administration, we will put more resources in the hands of those who need it, while training people to do more for themselves. That is why our $3.5bn food security initiative is focused on new methods and technologies for farmers – not simply sending American producers or goods to Africa. Aid is not an end in itself. The purpose of foreign assistance must be creating the conditions where it is no longer needed.

ON HEALTH

Yet because of incentives – often provided by donor nations – many African doctors and nurses understandably go overseas, or work for programs that focus on a single disease. This creates gaps in primary care and basic prevention. Meanwhile, individual Africans also have to make responsible choices that prevent the spread of disease, while promoting public health in their communities and countries.

ON CONFLICT

Now let me be clear: Africa is not the crude caricature of a continent at war. But for far too many Africans, conflict is a part of life, as constant as the sun. There are wars over land and wars over resources. And it is still far too easy for those without conscience to manipulate whole communities into fighting among faiths and tribes.

These conflicts are a millstone around Africa’s neck. We all have many identities – of tribe and ethnicity; of religion and nationality. But defining oneself in opposition to someone who belongs to a different tribe, or who worships a different prophet, has ncto place in the 21st Century. Africa’s diversity should be a source of strength, not a cause for division.


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Obama declares to Africa: End tyranny, corruption

ACCRA, Ghana – An American president who has “the blood of Africa within me” praised and scolded the continent of his ancestors Saturday, asserting forces of tyranny and corruption must yield if Africa is to achieve its promise.

“Yes you can,” Barack Obama declared, dusting off his campaign slogan and adapting it for his foreign audience. Speaking to the Ghanaian Parliament, he called upon African societies to seize opportunities for peace, democracy and prosperity.

“This is a new moment of great promise,” he said. “To realize that promise, we must first recognize a fundamental truth that you have given life to in Ghana: Development depends upon good governance. That is the ingredient which has been missing in far too many places, for far too long.”

The son of a white woman from Kansas and a black goat herder-turned-academic from Kenya, Obama delivered an unsentimental account of squandered opportunities in postcolonial Africa.

And he reached back to an older legacy, that of slavery, as he toured the cannon-lined redoubt where people were kept in squalid dungeons then shipped in chains to America, through a “Door of No Return” that opens to the sea.

“It reminds us of the capacity of human beings to commit great evil,” he said from the stark white stone fortifications of Cape Coast Castle, converted to the slave trade by the British in the 17th century.

He spoke with the ramparts and the sea behind him and in the company of his family. Obama said his girls, in their privileged upbringing, needed to see that history can take such cruel turns.

In his speech to Parliament, America’s first black president spoke with a bluntness that perhaps could only come from a member of Africa’s extended family.

“No country is going to create wealth if its leaders exploit the economy to enrich themselves, or if police can be bought off by drug traffickers,” he said.

“No business wants to invest in a place where the government skims 20 percent off the top, or the head of the Port Authority is corrupt. No person wants to live in a society where the rule of law gives way to the rule of brutality and bribery.

“That is not democracy, that is tyranny, even if occasionally you sprinkle an election in there,” he said, “and now is the time for that style of governance to end.”

He added: “Africa doesn’t need strongmen, it needs strong institutions.”

Obama was on a 21-hour visit to the West African nation to highlight that country’s democratic tradition and engagement with the West. His visit, his first to sub-Saharan Africa as president, was greeted as a “spiritual reunion” Saturday by Ghanaian legislators.

He, his wife Michelle, their daughters and the first lady’s mother toured Cape Coast Castle as a festive crowd of thousands milled outside, pounding drums and dancing in the streets. Obama smiled and waved, pausing after he exited the motorcade, before disappearing with his family and entourage into the courtyard. Michelle Obama is the great-great granddaughter of a slave who lived in South Carolina but whose African origins are unknown.

Earlier, people lined the streets, many waving at every vehicle of Obama’s motorcade as it headed toward a meeting at Osu Castle, the storied coastline presidential state house, before his speech to Parliament. “Ghana loves you,” said a billboard.

The Obama administration sought a wide African audience for the president’s speech, inviting people to watch it at embassies and cultural centers across the continent.

The 33-minute address was in part a splash of cold water for Africans who blame colonialism for their problems.

Obama spoke of the indignities visited upon Africans from the era of European rule. He said his grandfather, a cook for the British in Kenya, was called “boy” by his employers for much of his life despite his being a respected village elder. He said it was a time of artificial borders and unfair trade.

But he said the West is not to blame “for the destruction of the Zimbabwean economy over the last decade, or wars in which children are enlisted as combatants.” Nor for the corruption that is a daily fact of life for many, he said.

“Africa is not the crude caricature of a continent at perpetual war,” he said. Yet for “far too many Africans, conflict is a part of life, as constant as the sun. There are wars over land and wars over resources. And it is still far too easy for those without conscience to manipulate whole communities into fighting among faiths and tribes.

“These conflicts are a millstone around Africa’s neck.”

Obama started his day with typical calm. Wearing a gray T-shirt and gym pants, he walked through the lobby of his hotel almost unnoticed at 7:30 a.m. local time on his way to the downstairs gym for a workout.

A short time later, his motorcade left the hotel, passed under hovering military helicopters and arrived for a delayed welcome ceremony with Ghanaian President John Atta Mills.

“I can say without any fear of contradiction that all Ghanaians want to see you,” Mills said. “I wish it were possible for me to send you to every home in Ghana.”

The castle visit mirrored ones paid by Clinton and George W. Bush to the slave-trading post of Goree Island, Senegal — with the added impact of Obama’s mixed-race background and history-making election.

In Ghana, too, Obama followed in Clinton’s footsteps. In 1998, a surging crowd cheered Clinton in Accra’s Independence Square and toppled barricades after his speech. Clinton shouted, “Back up! Back up!”, his Secret Service detail clearly frantic.

Bush’s reception last year was less tumultuous, but equally warm. At a welcoming banquet, then-President John Kufuor noted huge increases in U.S. development aid and AIDS relief — and named a highway after Bush.

Obama avoided scheduling large public events, wishing to keep emotions in check in a singular moment in African-American diplomacy.

Obama flew to Ghana after the G-8 summit in L’Aquila, Italy, approved a new $20 billion food security plan. It aims to help poor nations in Africa and elsewhere to avert mass starvation during the global recession.

He also had a cordial first meeting with Pope Benedict XVI. In their half-hour private audience at the Vatican, the two reviewed Mideast peace and anti-poverty efforts, aides reported. They also discussed abortion and stem cell research at length, subjects of disagreement between them.

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Omar Bongo, Elf et la France : le pacte de corruption

Liens:
[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Zaki_Yamani
[2] http://www.rue89.com/files/2009_06_12_lettres_bongo_elf.pdf
[3] http://asset.rue89.com/files/2009_06_12_lettres_bongo_elf.pdf
[4] http://asset.rue89.com/files/2009_06_12_lettre_elf_bongo.pdf
[5] http://asset.rue89.com/files/2009_06_12_lettre_elf_bongo.pdf
[6] http://asset.rue89.com/files/2009_06_12_lettres_bongo_divers.pdf
[7] http://asset.rue89.com/files/2009_06_12_lettres_bongo_divers.pdf
[8] http://asset.rue89.com/files/2009_06_12_lettres_bongo_divers.pdf
[9] http://asset.rue89.com/files/2009_06_12_lettres_bongo_divers.pdf
[10] http://www.rue89.com/2009/06/10/trouvez-qui-sont-les-meilleurs-amis-domar-bongo
[11] http://www.rue89.com/2009/06/08/la-mort-domar-bongo-pilier-de-la-francafrique
[12] http://www.rue89.com/2007/07/27/bongo-et-la-france-quarante-ans-de-mauvais-coups
[13] http://www.rue89.com/2008/02/29/sarkozy-va-t-il-vraiment-chambouler-la-francafrique
[14] http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/la-loi-du-sang_765877.html#xtor=AL-447

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Jean MERCKAERT: Nous enquêtons en France sur les biens mal acquis des Camerounais


Pour l’alter mondialiste Français, les financements extérieurs pour le développement sont une source de tarissement des économies Africaines, contrairement aux financements autonomes.

Qu’est qui motive vos actions?
Nous avons commencé à travailler pour le développement sur deux sujets il y a quelques années. Nous voulions d’abord obtenir l’annulation de la dette. On s’est rendu compte que les financements extérieurs étaient une source de tarissement des économies des pays du Sud. Avec des aides qui servent le plus souvent aux bailleurs de fonds sous la tutelle du Fmi/Banque Mondiale.

C’est la raison pour laquelle depuis quelques années, on s’oriente beaucoup plus vers le financement autonome du développement, en s’attaquant aux flux sortants plutôt que ceux entrants, aux questions de détournement de fonds, mais aussi et surtout aux questions de fraude fiscale qui représente des volumes très colossales.

Nous estimons que sur 15 Euros versés pour le développement dans certains pays d’Afrique, 5 à 10 de cet argent disparaissent dans les poches des gens par le vol et la corruption. Le Camerounais se voit pratiquement confisquer sa souveraineté, sa liberté et même sa politique.
La dette est le cœur de l’injustice entre le Nord et le Sud. On a des prêteurs ; un certain nombre de banques qui prêtent aux gouvernements qui s’avèrent finalement soit insolvables, soit corrompus.

Ces prêts servent aussi à promouvoir les exportations de la France, des Etats-Unis, bref, des grandes puissances économiques qui prêtent. A leur actif aujourd’hui, ils savent que ce sont les populations des pays endettés qui payent la facture.

Pour nous, société civile Française, il y a là un véritable scandale, une double peine. Les populations des pays endettés ont dû payer la corruption et la répression des gouvernements, et maintenant, ils doivent payer la dette. Pour nous, il est temps que les créanciers assument leur responsabilité en annulant toutes les dettes.

Qu’en est-il du problème des Présidents indexés par la justice Française ?
Le 5 mai 2009, la juge parisienne Françoise DESSET a décidé de la recevabilité d’une plainte de l’ONG Transparency International, à l’encontre de trois chefs d’Etat d’Afrique Centrale pour les détournements des fonds publics. Le parquet qui est sous la tutelle directe du gouvernement veut empêcher l’ouverture de l’enquête. Une attitude révélatrice à plusieurs égards ; d’abord on estime que cette crise est une crise de l’argent, de l’argent flou, de l’argent du profit qu’on recherche à n’importe quel prix (capitalisme), et qui fait qu’on sacrifie les ressources de la planète, les règles les plus élémentaires de la morale, des droits de l’Homme, c’est là les motifs de la crise.

Révélatrice aussi pour ce qui est des biens mal acquis. Un pays comme le Congo Brazzaville a 70% de sa population qui vit avec moins de 500 francs Cfa par jour. Pendant ce temps, l’argent de la dette sert à financer les armes qui vont massacrer une partie de cette population. Et bien, le financier ferme les yeux, le gouvernement aussi et c’est là pour nous le vrai problème.

Qui est-ce que le gouvernement français protège?
Au Congo Brazzaville, la majorité des entreprises sont Françaises, que ce soit dans le transport, le bois avec BOLLORE, Total et la grande distribution. Ce sont des entreprises qui ont l’oreille attentive de l’Elysée. Nicolas SARKOZY s’est vu offrir des vacances dans un yacht par Vincent BOLLORE qui est comme on le sait quelqu’un qui est solidement implanté économiquement en Afrique. La France ne peut pas continuer de briser sa relation avec l’Afrique à cause des affaires. On observe une montée en puissance dans certains pays d’Afrique Centrale un sentiment anti-français. On les comprend tout à fait, parce que l’histoire entre la France et l’Afrique est douloureuse et sentimentale. Maintenant, il faut que cette relation et cette solidarité puissent continuer.

Pourquoi le chef de l’Etat du Cameroun n’a-t-il pas été cité?
Nous sommes une ONG; nous faisons avec nos moyens. Nous n’avons pas accès aux comptes bancaires de tout le monde; nous ne pouvons pas être très affirmatifs sur ce cas précis maintenant; nous avons cependant eu des rumeurs faisant état de la fortune du président Paul BIYA.

A l’heure de boucler notre rapport en 2007, nous n’avions pas d’éléments suffisamment probants pour en parler. J’espère que l’affaire des biens mal acquis des présidents permettra aux langues de se délier. Nous nous intéressons pour l’heure sur la présence des comptes de Franck BIYA logés en Principauté Monaco. On entend parler des biens immobiliers d’une grande valeur en Suisse et en France. Je ne peux pas être plus explicite maintenant. Les enquêtes suivent leur cours ; le moment venu, nous tiendrons les médias informés.

On évoque très souvent une forme de complicité entre Transparency International et le gouvernement Camerounais. Qu’en dites vous?
J’ai dirigé les rapports sur les biens mal acquis; cela a abouti au dépôt d’une plainte en 2007. Nous avons recensé des informations qui étaient disponibles sur un certain nombre de chefs d’Etat. En tête de classement, ce ne sont pas les Africains. Ce sont les Indonésiens, les Irakiens, (avec Saddam Hussein notamment)… Sur ces cas-là, il y avait déjà des processus de restitution des biens qui étaient en cours. On a réussi à rassembler davantage d’informations sur le Cameroun, nous avons eu vent d’un certain nombre de rumeurs. Nous n’avions pas d’éléments suffisamment solides à l’époque pour écrire quelque chose à ce sujet.

Maintenant, les choses se précisent de plus en plus. Manifestement, nous savons que la corruption est un problème au Cameroun, et que des procédures doivent être intentées à l’égard des dirigeants Camerounais ou de leurs complices en France sur la question. Nous veillerons pour que les choses se passent bien

Comment le Cameroun doit-il gérer la crise financière?
Le Cameroun est devenu très vulnérable depuis 30 ans. A cause de la dette avec la Banque mondiale, l’économie Camerounaise est devenue totalement dépendante du système international, tourné vers l’exportation. L’ouverture des frontières est presque totale et les paysans font face à une concurrence dure, avec les produits d’une agriculture ultra mécanisée, ultra subventionnée.

Pour nous, la solution doit être la reprise en main du destin des paysans par le gouvernement Camerounais s’il veut demeurer crédible auprès de sa population. On estime que le salut du Cameroun viendra d’une meilleure exploitation de ses richesses, d’une répartition équitable des revenus aux Camerounais, et non par une sécurisation exclusive des entreprises des puissances étrangères comme c’est le cas actuellement.

Quel message adresseriez-vous aux dirigeants Africains accusés de détournements?
Nous avons notre travail à faire en France pour qu’il n’y ait plus de complaisance avec le pillage en Afrique. Maintenant, je vais aussi adresser un message aux dirigeants Africains, Mgr TUMI l’a dit en janvier dernier dans un message: “Rendez les fonds que vous avez détournés, car il est encore temps! Vous y sauverez votre honneur, vous pouvez le faire avant que la justice vous rattrape”.
Les fortunes qui sont faites sur le dos des populations Africaines sont des fortunes mal acquises (fraude fiscale, manne pétrolière, commissions perçues). Ce sont ces fortunes là que nous souhaitons voir restituer aux populations.

Nous Sommes le Congo !
C
essons d’Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !


“Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission”

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/

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